20.6.10
céphalées chroniques quotidiennes
Education sur le rôle de l’abus médicamenteux dans la chronicisation des céphalées et un sevrage ambulatoire autorisant l’utilisation d’AINS et de triptans moins de 10 jours par mois.
Le pronostic des CAM est de 40% de rechutes à long terme, l’utilisation d’AINS et de triptans est plutôt associée à un bon pronostic, l’utilisation d’opiacés est associée à un mauvais pronostic.
Le pronostic des CAM est de 40% de rechutes à long terme, l’utilisation d’AINS et de triptans est plutôt associée à un bon pronostic, l’utilisation d’opiacés est associée à un mauvais pronostic.
L’hypertension intracrânienne idiopathique
L’hypertension intracrânienne idiopathique (HII) touche le plus souvent la femme jeune avec une surcharge pondérale.
Importance du rôle de l’obésité et du jeune age dans la morbidité visuelle
Importance du rôle de l’obésité et du jeune age dans la morbidité visuelle
5.6.10
Névralgie du trijumeau
Vers une compréhension des mécanismes d’action de la toxine botulique dans le traitement de la douleur d’origine trigéminale…
Lors d’une communication écrite à la Neuroscience Conference 2009, Kumada et ses collaborateurs ont rapporté un travail expérimental dont l’objectif était d’évaluer l’effet de l’administration périphérique de toxine botulinique sur un modèle animal de douleur trigéminale. Le modèle choisi était un modèle de constriction nerveuse secondaire à la ligature lâche du nerf infra-orbitaire.
L’administration intradermique de toxine botulinique de type A dans la territoire d’innervation du nerf infra-orbitaire supprimait les modifications comportementales douloureuses induites par cette ligature.
La toxine botulinique réduisait la libération de neuro-transmetteurs au niveau des corps cellulaires des neurones trigéminaux.
Une telle approche expérimentale est indispensable si l’on veut mieux comprendre les mécanismes d’action de la toxine botulinique dont l’efficacité a été avancée dans le traitement de la migraine chronique et de certaines douleurs neuropathiques.
Lors d’une communication écrite à la Neuroscience Conference 2009, Kumada et ses collaborateurs ont rapporté un travail expérimental dont l’objectif était d’évaluer l’effet de l’administration périphérique de toxine botulinique sur un modèle animal de douleur trigéminale. Le modèle choisi était un modèle de constriction nerveuse secondaire à la ligature lâche du nerf infra-orbitaire.
L’administration intradermique de toxine botulinique de type A dans la territoire d’innervation du nerf infra-orbitaire supprimait les modifications comportementales douloureuses induites par cette ligature.
La toxine botulinique réduisait la libération de neuro-transmetteurs au niveau des corps cellulaires des neurones trigéminaux.
Une telle approche expérimentale est indispensable si l’on veut mieux comprendre les mécanismes d’action de la toxine botulinique dont l’efficacité a été avancée dans le traitement de la migraine chronique et de certaines douleurs neuropathiques.
3.1.10
kyste colloïde
Rupture d’un kyste colloïde de la fosse cérébrale moyenne révélée par un tableau de migraine avec aura débutante
Le kyste colloïde est une malformation congénitale
Crises comitiales, céphalées ou encore manifestations d’hypertension intracrânienne.
Migraine avec aura (MA) ont été rapportées
Les auteurs de ce travail rapportent le cas d’une adolescente porteuse d’un kyste colloïde du pole temporal gauche, dont le mode initial de découverte fut une aura visuelle atypique. L’aura visuelle a précédé un tableau d’hydrocéphalie aiguë exigeant un traitement chirurgical urgent.
Une adolescente de 16 ans migraineuse habituellement sans aura développa des troubles visuels brefs et positifs sous la forme de vision colorée durant 5 minutes se répétant quelques jours plus tard dans un contexte d’aggravation des céphalées. Ce tableau visuel était suivi de céphalées de type migraineuses. Secondairement, une diplopie durant quelques minutes apparue, mais sans signe clinique objectif ; ce qui conduit à réaliser rapidement une IRM cérébrale.
Cet examen démontra un hématome sous-dural hémisphérique gauche avec un effet de masse sur les sillons latéraux et un kyste polaire temporal gauche en continuité avec l’hématome. L’intervention neurochirurgicale fit céder les crises de céphalées avec un recul de 12 mois.
Les auteurs soulignent la rareté des observations publiées à ce jour dans lesquelles la rupture du kyste colloïde s’associe à des crises de céphalées avec signes visuels pouvant faire évoquer une aura migraineuse. L’efficacité du traitement chirurgical apportant un soulagement durable des céphalées considérées comme primaires et idiopathiques est un élément original de ce cas que ne manquent pas de souligner ces auteurs. Selon les auteurs, la rupture spontanée pourrait être le facteur déclenchant de l’aura visuelle par un mécanisme non connu
Le kyste colloïde est une malformation congénitale
Crises comitiales, céphalées ou encore manifestations d’hypertension intracrânienne.
Migraine avec aura (MA) ont été rapportées
Les auteurs de ce travail rapportent le cas d’une adolescente porteuse d’un kyste colloïde du pole temporal gauche, dont le mode initial de découverte fut une aura visuelle atypique. L’aura visuelle a précédé un tableau d’hydrocéphalie aiguë exigeant un traitement chirurgical urgent.
Une adolescente de 16 ans migraineuse habituellement sans aura développa des troubles visuels brefs et positifs sous la forme de vision colorée durant 5 minutes se répétant quelques jours plus tard dans un contexte d’aggravation des céphalées. Ce tableau visuel était suivi de céphalées de type migraineuses. Secondairement, une diplopie durant quelques minutes apparue, mais sans signe clinique objectif ; ce qui conduit à réaliser rapidement une IRM cérébrale.
Cet examen démontra un hématome sous-dural hémisphérique gauche avec un effet de masse sur les sillons latéraux et un kyste polaire temporal gauche en continuité avec l’hématome. L’intervention neurochirurgicale fit céder les crises de céphalées avec un recul de 12 mois.
Les auteurs soulignent la rareté des observations publiées à ce jour dans lesquelles la rupture du kyste colloïde s’associe à des crises de céphalées avec signes visuels pouvant faire évoquer une aura migraineuse. L’efficacité du traitement chirurgical apportant un soulagement durable des céphalées considérées comme primaires et idiopathiques est un élément original de ce cas que ne manquent pas de souligner ces auteurs. Selon les auteurs, la rupture spontanée pourrait être le facteur déclenchant de l’aura visuelle par un mécanisme non connu
12.12.09
pathologie hypophysaire
Céphalées trigémino-autonomiques symptomatiques
Les céphalées trigémino-autonomiques (CTA) sont incluses dans les céphalées primaires de la classification de l’IHS et regroupent l’algie vasculaire de la face, l’hémicrânie paroxystique et le syndrome de SUNCT. Si le caractère primaire de la céphalée fait partie de la définition, un certain nombre d’observations met en évidence des lésions focales même si le rapport avec ces dernières n’est pas toujours facile à prouver.
Les auteurs passent en revue la littérature et identifient 40 cas de CTA secondaires (en majorité des observations d’AVF et de SUNCT). Dans la plupart des observations, des éléments cliniques orientaient vers une étiologie secondaire : anomalies à l’examen clinique, réponse thérapeutique partielle ; cependant un certain nombre de cas pourtant symptomatiques avaient une séméiologie clinique typique. Dans un pourcentage élevé, l’association se faisait avec une pathologie hypophysaire.
A l’hypothèse initialement proposée d’un lien en rapport avec la localisation anatomique de l’adénome, la possibilité d’une piste biochimique sous-jacente a été proposée. L’IRM cérébrale est la méthode de choix d’explorations des CTA, mais les auteurs ne recommandent pas la réalisation d’une IRM chez tous les patients porteurs de TAC ; ils proposent de réaliser un interrogatoire précis sur les symptômes pouvant orienter vers une pathologie hypophysaire et de ne réaliser une IRM que chez les patients avec une symptomatologie atypique ou une réponse thérapeutique médiocre.
L’existence de cas symptomatiques se traduisant par une séméiologie tout à fait typique de CTA a été confirmée en 2009 par l’équipe de Michel Ferrari, dont les dernières publications ne sont pas mentionnées dans cette revue de la littérature. Mais l’existence de ces observations supplémentaires doit faire changer, à notre sens, la conclusion de cet article et faire proposer, dans l’attente de la réalisation d’une étude prospective, la réalisation systématique d’une IRM cérébrale.
Les céphalées trigémino-autonomiques (CTA) sont incluses dans les céphalées primaires de la classification de l’IHS et regroupent l’algie vasculaire de la face, l’hémicrânie paroxystique et le syndrome de SUNCT. Si le caractère primaire de la céphalée fait partie de la définition, un certain nombre d’observations met en évidence des lésions focales même si le rapport avec ces dernières n’est pas toujours facile à prouver.
Les auteurs passent en revue la littérature et identifient 40 cas de CTA secondaires (en majorité des observations d’AVF et de SUNCT). Dans la plupart des observations, des éléments cliniques orientaient vers une étiologie secondaire : anomalies à l’examen clinique, réponse thérapeutique partielle ; cependant un certain nombre de cas pourtant symptomatiques avaient une séméiologie clinique typique. Dans un pourcentage élevé, l’association se faisait avec une pathologie hypophysaire.
A l’hypothèse initialement proposée d’un lien en rapport avec la localisation anatomique de l’adénome, la possibilité d’une piste biochimique sous-jacente a été proposée. L’IRM cérébrale est la méthode de choix d’explorations des CTA, mais les auteurs ne recommandent pas la réalisation d’une IRM chez tous les patients porteurs de TAC ; ils proposent de réaliser un interrogatoire précis sur les symptômes pouvant orienter vers une pathologie hypophysaire et de ne réaliser une IRM que chez les patients avec une symptomatologie atypique ou une réponse thérapeutique médiocre.
L’existence de cas symptomatiques se traduisant par une séméiologie tout à fait typique de CTA a été confirmée en 2009 par l’équipe de Michel Ferrari, dont les dernières publications ne sont pas mentionnées dans cette revue de la littérature. Mais l’existence de ces observations supplémentaires doit faire changer, à notre sens, la conclusion de cet article et faire proposer, dans l’attente de la réalisation d’une étude prospective, la réalisation systématique d’une IRM cérébrale.
phéochromocytome
Une céphalée inhabituelle chez une adolescente
Les auteurs rapportent le cas clinique d’une jeune fille âgée de 16 ans, qui se présente dans un service d’urgence en raison de céphalées paroxystiques évoluant depuis 48 heures. Depuis 3 ans, cette patiente s’était rendue à plusieurs reprises dans les services d’urgence en raison de céphalées du même type. Le diagnostic de migraine avait été porté malgré des atypies. Les douleurs étaient de localisation diffuse, duraient 30 à 60 mn et étaient volontiers déclenchées par les exercices physiques intenses et la miction. L’examen clinique était normal. La TA était enregistrée à 125/70 mmHg et le pouls à 65. Le scanner cérébral réalisé en urgence était normal.
Peu après son admission, cette jeune patiente développa une HTA sévère (250/140) associée à une céphalée intense. Le bilan mit en évidence une tumeur hypervascularisée située dans la vessie. Le bilan biologique montra une élévation de la norepinephrine urinaire. Le diagnostic de phéochromocytome fut confirmé par l’examen histopathologique de la tumeur. Après l’exérèse, la patiente fut libre de céphalées.
Le diagnostic de céphalées secondaires peut être difficile en urgence, surtout si le bilan neurologique est normal. L’association de céphalées et d’HTA sévère est fortement suggestive de phéochromocytome, mais celle-ci est souvent paroxystique ; le diagnostic de phéochromocytome est donc souvent difficile dans un contexte d’urgence. Ce cas clinique nous rappelle, que le diagnostic de migraine doit être porté sur des critères diagnostiques précis et doit prendre en compte tous les éléments d’anamnèse.
Les auteurs rapportent le cas clinique d’une jeune fille âgée de 16 ans, qui se présente dans un service d’urgence en raison de céphalées paroxystiques évoluant depuis 48 heures. Depuis 3 ans, cette patiente s’était rendue à plusieurs reprises dans les services d’urgence en raison de céphalées du même type. Le diagnostic de migraine avait été porté malgré des atypies. Les douleurs étaient de localisation diffuse, duraient 30 à 60 mn et étaient volontiers déclenchées par les exercices physiques intenses et la miction. L’examen clinique était normal. La TA était enregistrée à 125/70 mmHg et le pouls à 65. Le scanner cérébral réalisé en urgence était normal.
Peu après son admission, cette jeune patiente développa une HTA sévère (250/140) associée à une céphalée intense. Le bilan mit en évidence une tumeur hypervascularisée située dans la vessie. Le bilan biologique montra une élévation de la norepinephrine urinaire. Le diagnostic de phéochromocytome fut confirmé par l’examen histopathologique de la tumeur. Après l’exérèse, la patiente fut libre de céphalées.
Le diagnostic de céphalées secondaires peut être difficile en urgence, surtout si le bilan neurologique est normal. L’association de céphalées et d’HTA sévère est fortement suggestive de phéochromocytome, mais celle-ci est souvent paroxystique ; le diagnostic de phéochromocytome est donc souvent difficile dans un contexte d’urgence. Ce cas clinique nous rappelle, que le diagnostic de migraine doit être porté sur des critères diagnostiques précis et doit prendre en compte tous les éléments d’anamnèse.
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